PARADIS FISCAUX

« Des entreprises milliardaires comme les banques détournent au vu et au su de nos politiciens des milliards de dollars dans des paradis fiscaux alors que nos programmes fiscaux crient famine ». C’est ce que conclut le professeur Léo-Paul Lauzon, titulaire de la Chaire d’études socio-économiques de l’UQAM, à la suite d’une étude fouillée des rapports annuels des cinq plus grandes banques canadiennes. (Voir LE SOLEIL, 28 mai 2008).

Impôts éludés : pas moins de 16 milliards$ en 15 ans. L’astuce : on transfert des profits dans des filiales situées dans des paradis fiscaux, là où les taux d’imposition sont inférieurs à ceux en vigueur au Canada. C’est légal. Mais le professeur Lauzon estime qu’il s’agit bien de fraudes fiscales qui portent atteinte à l’équité fiscale au pays et met en péril le maintien des programmes sociaux et des biens collectifs.

Les cinq banques concernées : Royale, TD, Scotia, de Montréal et CIBC. Des citoyens corporatifs couverts d’un épais manteau d’honorabilité. Tous reconnus pour leur philanthropie et leur soutien aux bonnes œuvres d’ici.

Le professeur Lauzon estime que les pharmaceutiques et les pétrolières se conduisent de la même façon.

De beaux ( ?) exemples de péché social, dirait Monseigneur Gianfranco Girotti (voir Edito de mai 2008).

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