BONNE INTENTION, EFFET PERVERS

Les thuriféraires du nouveau cours d’éthique et de culture religieuse proclament tous azimuts qu’un effet prévisible de cette formule sera de faciliter la compréhension des autres religions et de consolider le « vivre-ensemble » au sein de la société québécoise. Or voici que le professeur Gérard Lévesque, appuyé par plusieurs collègues de philosophie, constate, après analyse, que la pédagogie utilisée dans ce cours risque plutôt de produire un effet contraire, c’est-à-dire d’engendrer une méconnaissance, voire un mépris de toutes les religions et par conséquent de susciter de l’animosité et de créer des frictions.(Voir LE DEVOIR, 17 janvier 2008).

Le professeur Lévesque explique qu’une accumulation de données hétéroclites qui ne concernent que les aspects superficiels du phénomène religieux peut susciter l’animosité et le rejet. « On doit se préoccuper du fait que les élèves pourront conserver un très mauvais souvenir de cette accumulation de données sur le phénomène religieux dont l’école ne leur aura pas présenté le cœur de la richesse. Au sortir de l’école , il est risqué qu’ils ressentent pour longtemps ou toujours de l’agacement ou de l’animosité à entendre parler de religion, quelle que soit la confession religieuse »

Il s’agit, à son avis, d’un programme dénué de véritable culture religieuse et qui favorise plutôt l’inculture religieuse. Il conclut : « Ce programme est davantage une injure à l’endroit du fait religieux comme tel et une insulte aux croyants de toutes les confessions »

Voilà la potion magique qu’on veut faire ingurgiter de force aux jeunes du Québec .D’éminents porte-parole de l’intelligentsia nous assurent qu’elle a bon goût. Mais guidés par leur sens commun, des milliers de parents s’en méfient. Et plus on décortique la recette, plus ils se méfient.

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