PROPOS SUR LA LAÏCITÉ

C’est l’archevêque de Paris qui a tenu ces propos, lesquels ne manquent pas de pertinence (Voir Agence Zenit, 2 février 2012). A son avis, la laïcité est « un outil de paix sociale » et ne doit pas faire l’objet d’une « récupération politicienne ». Pas nécessaire de l’inscrire dans la Constitution, comme le veut « une tendance inflationniste qui consiste à inscrire dans la Constitution tout ce qui doit être respecté. Mais quand les lois sont bien faites, il suffit de les appliquer ».

La laïcité, a-t-il ajouté, « doit permettre à des gens qui ont des convictions différentes de vivre ensemble de façon paisible. La laïcité n’a pas pour but d’établir un no man’s land de la croyance, de telle sorte qu’elle n’existerait que là où il n’existerait plus de religions….Elle ne doit pas être instrumentalisée comme moyen de gestion des situations difficiles, comme substitut à des débats importants. Elle n’est pas une façon de partager la population en clans, mais un moyen pour aider les citoyens à surmonter ce qu’il peut y avoir de tendances claniques entre eux, afin de constituer une nation ».

Des propos qui, me semble-t-il, peuvent apporter un éclairage utile quand on discute de laïcité au Québec. Récupération politicienne, no man’s land de la croyance, substitut à des débats importants : des expressions qui décrivent assez bien ce qui se passe chez nous.

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