UN AUTRE SOMMET DE LA BÊTISE

Dans une école primaire de Sorel-Tracy un enseignant a fait supprimer la finale de L’hymne à l’amour d ’Edith Piaf et qui se lit ainsi : « Dieu réunit ceux qui s’aiment ». La Commission scolaire de Sorel-Tracy a approuvé la décision de l’enseignant. Au nom du respect du « contexte laïque ». Ce qui rappelle le cas de cette école où le chant « Au clair de la lune » avait été amputé de sa finale « Pour l’amour de Dieu ». On voit bien, dans ces deux cas, qu’on a mis le paquet pour que le mot « Dieu » ne vienne heurter les oreilles de nos bouts de chou.

On est désarmé devant ce niveau de bêtise. « Quand la bêtise atteint de tels sommets, elle est inattaquable », avait écrit un jour André Laurendeau face à une affaire policière particulièrement ridicule. Un sommet est ici atteint. Il semble bien que la laïcité à la québécoise, telle que pratiquée dans certains établissements scolaires, soulève une interrogation qui concerne non pas la religion ou la confessionnalité mais plutôt l’intelligence et la culture. On a l’impression que des philistins ont envahi l’espace du savoir et qu’ils tentent d’y imposer leur vision du monde. Voilà qui n’a rien de rassurant.

2 pensées sur “UN AUTRE SOMMET DE LA BÊTISE”

  1. « On est désarmé devant ce niveau de bêtise. » Effectivement, et j’ajouterais: on est triste devant cette inculture et cette pauvreté de l’esprit! Le « gros mot » de Dieu, celui vécu au coeur des parents, grands-parents, arrières-grands-parents, ancêtres qui ont bâti ce pays ne semble plus avoir sa place à l’école, sauf dans le cours ECR, réaffirmé obligatoire par la cour suprême, ce même cours qui s’assure que mon enfant sait qu’un Juif ne mange pas de girafe, mais qui ignore son propre héritage religieux. Le gouvernement du Québec nous a retiré nos droits; comme parent, on se sent pris en otage. Il est donc d’autant plus important de prodiguer un enseignement à la maison sur l’héritage reçu comme partie de cet héritage de l’humanité quand on voit bien qu’on a affaire à des incultes.

  2. On ne peut qu’espérer que la décision du professeur (qu’il regrette sans doute amèrement) relevait de la panique momentanée devant l’éventualité d’une demande d’accommodement, demande par ailleurs jamais formulée. La peur, on le sait, rétrécit le jugement.

    Que son école le soutienne ajoute une couche au fanatiquement correct.

    Cela dit, on ne doit pas juger l’argumentation en faveur de la laïcité en postulant que ce cas malheureux en est représentatif.

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