UNE MOSQUÉE ICI, UNE ÉGLISE LÀ-BAS

Une mosquée dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec. Elle s’ajoute à une autre, érigée à  Sainte-Foy. Pourquoi pas,  si cela répond à un besoin et à une  demande de croyants musulmans ?

Ces temps-ci, on parle beaucoup d’interculturalisme. Les lieux de prière en fournissent une image concrète.  On peut espérer  que ce rassemblement pour la prière du vendredi près de l’église de Saint-Malo pourra contribuer à tisser des liens avec la population du voisinage, héritière d’une tradition religieuse de souche catholique que Roger Lemelin a décrite avec humour dans  Au pied de la pente douce.

Ces musulmans de bonne foi et pacifiques  pourront se rassembler en toute sécurité  sans avoir à craindre des attentats fomentés par des groupes d’extrémistes. Je souhaite que dans tous les pays à majorité musulmane les chrétiens aient aussi le droit de se réunir en toute tranquillité dans une église et puissent le faire sans risquer leur vie et celle de leurs familles. L’ouverture d’esprit et le respect des différences dont font preuve les gens  d’ici envoient  un message à des sociétés intolérantes où des chrétiens sont en butte à des sévices de tous genres, incluant des menaces de mort et des atteintes à la  vie.  Le «  vivre ensemble » se porte mieux quand il se pratique dans la réciprocité.

3 pensées sur “UNE MOSQUÉE ICI, UNE ÉGLISE LÀ-BAS”

    1. On ne doit pas mélanger les pommes et les oranges. Une réponse accueillante aux demandes légitimes d’une petite communauté musulmane implantée en terre québécoise, c’est une chose. Les comportements indésirables de quelques extrémistes islamiques, c’est autre chose. Et ce qui importe non moins que l’attitude bienveillante dont nous faisons preuve ici, c’est notre solidarité à l’égard de petites communautés de chrétiens qui subissent des sévices de tous genres dans de nombreux pays à majorité musulmane.

  1. « Une réponse accueillante aux demandes légitimes d’une petite communauté musulmane implantée en terre québécoise, c’est une chose. » Qu’en savons-nous? Que savons-nous de leur position face à » l’égalité » des femmes? Bonne question, aujourd’hui, justement, le 8 mars! Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir comme le dit justement le Père Henri Boulad.

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