RICHESSE INDÉCENTE

Il est président et directeur d’une grande entreprise. On le limoge, car on estime qu’il a cautionné des opérations financières douteuses. Il reçoit une allocation de départ qui atteint plusieurs millions $. Il va rejoindre le club select de multimillionnaires qui, grâce à la complicité de collègues complaisants, se sont attribué des salaires faramineux. Certains nouveaux riches ont été récompensés parce qu’ils avaient supprimé des emplois et créé du chômage. La fine pointe du néolibéralisme.

Ainsi va l’économie sans régulation. La ploutocratie remplace l’aristocratie des temps anciens. Les classes sociales se restructurent, de haut en bas. Car la création des classes est une invention des plus nantis, pas des pauvres. Quand ils ébranlent l’ordre social en s’attribuant une part indécente de la richesse collective les ploutocrates sèment les germes d’une lutte des classes.

Il est vrai que les moins nantis sont patients, parfois résignés. Mais cette résignation connaît des limites. On peut prévoir que les gens ordinaires en viendront à vouloir mettre un frein à l’appétit insatiable de nouveaux multimillionnaires qui ne semblent pas voir qu’il y a des limites à la richesse indécente.

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