QUELLE RÉVOLUTION ?

Défilé du premier mai, à Québec. Des jeunes travailleurs défilent d’un bon pas et avec fierté, reprennent en chœur des slogans variés, brandissent des pancartes porteuses de messages où il est question de droit au travail, de justice, d’un monde plus égalitaire. En queue de parcours un jeune manifestant brandit une affiche qui annonce le Parti communiste révolutionnaire. Il semble isolé des autres et on se demande de quelle révolution il est l’annonciateur.

On a senti le besoin d’ajouter le qualificatif révolutionnaire. C’est révélateur et n’a rien de superfétatoire. Comme si on avait voulu se distinguer des rares gouvernements communistes qui subsistent dans le monde et qui ont comme trait commun d’être conservateurs et réactionnaires, mais pas révolutionnaires. D’un pays dit communiste à l’autre subsistent des modèles qui suintent la gérontocratie. Proche de nous, Fidel Castro, vieilli et un peu perdu, illustre la paralysie d’un mouvement révolutionnaire annonciateur de lendemains qui chantent. C’est de l’intérieur que le processus révolutionnaire s’est figé, les blocages provenant de l’extérieur y étant pour bien peu dans cette paralysie.

Demeure à part le modèle chinois, théoriquement communiste et brutalement capitaliste, réalisant dans sa pratique quotidienne une exploitation des travailleurs et travailleuses que Karl Marx aurait dénoncée avec virulence. Est-ce à quoi rêvait le jeune manifestant, porte-parole solitaire du Parti communiste révolutionnaire ?

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