Prolétaires chez nous

Troublant reportage d’un journaliste de LA PRESSE (3 juillet 2010) sur les conditions de vie et de travail d’ouvriers agricoles guatémaltèques qui s’esquintent sur des fermes du Québec tout en supportant des conditions de vie inhumaines et tout en se contentant de bas salaires.

Esprit de lucre et capitalisme débridé. Pas besoin de lire Zola, Dickens ou d’autres écrivains qui ont décrit la condition prolétarienne au X1Xème siècle. Voici qu’au Québec du XXIème siècle on découvre des situations comparables à celles qui prévalaient jadis au temps où le capitalisme sauvage se faisait aller sans aucun frein.

On a pourtant voté, depuis ces temps lointains et dans de nombreux pays, des lois sur les normes du travail qui visent à protéger les travailleurs contre les abus de ceux qui les exploitent. Ces lois, au Québec, doivent protéger non moins les travailleurs guatémaltèques ou mexicains que les gens d’ici. Comment se fait-il qu’elles ne semblent pas aider à alléger le sort de centaines de travailleurs étrangers qui se voient imposer des tâches épuisantes que les gens d’ici refusent d’accomplir ?

Cette exploitation honteuse de travailleurs qui contribuent au bon fonctionnement de notre économie est loin d’être à l’honneur de la société québécoise.

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