QUAND UNE LOI ABUSIVE CRÉE L’INJUSTICE

Quand le législateur abuse de son pouvoir, il crée de l’injustice. Ce que nous rappelle le vieil adage « Summum jus, summa injuria ». On peut dépasser les bornes dans l’imposition d’une loi répressive. Heureusement, en démocratie, on possède divers moyens de contester les abus de pouvoir. Et ce, tous les jours, pas seulement tous les quatre ans. La contestation trouve à s’exprimer au parlement, dans les médias, les débats publics, les défilés, les concerts de casseroles. La vie démocratique ne se limite pas aux rendez-vous électoraux.

La désobéissance civile fait aussi partie de la démocratie. Son emploi exige beaucoup de discernement. Et ceux qui y recourent doivent s’attendre à encaisser quelques contrecoups. Mais elle n’a en soi rien de condamnable. De grands politiques, tels Gandhi, qui ont marqué l’histoire de l’humanité, en ont fait un mode d’action honorable et efficace.

Il demeure que la prise en charge politique offre la meilleure réponse à l’abus de pouvoir. Surtout qu’à la longue tout régime en place depuis trop longtemps s’encrasse et s’ankylose. S’impose alors un renouvellement dans l’exercice du pouvoir. On ne peut se contenter de marcher dans la rue et de faire résonner des casseroles. Il faut aussi s’occuper des rendez-vous électoraux.

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