UN GRAND ÉNERVEMENT

Dans le débat au sujet de la loi C-312 les militants pro-choix ont été sidérés devant le fait qu’un grand nombre de députés aient appuyé la motion. Certains se sont énervés. Pourtant la motion a bel et bien été rejetée. Pourquoi donc toute cette excitation ?

C’est qu’au fond le débat n’est pas clos. Le simple fait de s’interroger sur la spécificité du fœtus énerve des gens qui affirment qu’il ne faut plus débattre cette question. Même si le progrès de la science incite à conclure que le fœtus possède bien les caractéristiques d’un être humain, et ce dès les premières semaines de son existence, ce dont on n’était pas certain autrefois. Qu’est-ce qui apparaît le plus logique : nier la réalité ou la reconnaître pour se demander ensuite comment se comporter face à des situations parfois embarrassantes ?

Les députés qui ont voté contre la motion ne voulaient rien savoir de son contenu. C’est leur choix. Mais ce choix ne contribue pas à mettre fin au débat. Au contraire. Le bon sens populaire incite aussi à conclure qu’un fœtus signifie beaucoup plus que la présence d’un appendice dans le corps de la mère. Cette perception est au cœur de la discussion, celle d’une réalité dont la majorité des députés qui siègent à Ottawa ne veut pas entendre parler. Un déni qui n’aide pas à trouver une solution et à clore le débat.

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