L’EAU, UN BIEN COMMUN

A lire, dans Le Devoir du 3 octobre 2012, un texte de Riccardo Petrella sur le droit humain à l’eau. L’auteur, président de l’Institut européen de recherche sur la politique de l’eau à Bruxelles, sonne l’alarme face à la pression exercée par des forces économiques qui veulent que l’eau devienne une marchandise parmi d’autres au lieu d’être un droit de la
personne, c’est-à-dire universel , indivisible et imprescriptible, comme l’a déclaré l’Assemblée générale des Nations unies, le 28 juillet 2010.

Le Canada, hélas, fait partie du vaste lobby qui favorise la marchandisation de l’eau. Or celle-ci aurait comme effet de rendre les populations les plus pauvres dépendantes de forces économiques qui, sous prétexte de bien gérer l’accessibilité à l’eau, veulent en contrôler la distribution en imposant une tarification que devraient supporter des
usagers déjà pauvres et démunis tout facilitant son accessibilité à de grandes entreprises agricoles et industrielles.

Un cas parmi d’autres qui illustre que, sans régulation, le capitalisme redevient vite sauvage et inhumain. Et qu’engagé sur cette pente glissante il peut trop souvent compter sur la complicité des instances politiques, dont la mission est pourtant de défendre les droits des citoyens ordinaires, à commencer par ceux des plus démunis. Il y a danger pour la collectivité quand le politique, au lieu de réguler l’activité économique,
devient complice de ses dérapages.

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