LE DRAME DE L’ENFANCE VIOLÉE

Se référant à des statistiques de l’UNICEF l’agence Zenit nous apprend ( 25 octobre 2012) que 600 millions de fillettes dans le monde sont forcées de se marier pour survivre. « Parmi les 600 millions d’adolescentes qui vivent dans les pays en voie de développement, beaucoup continuent à être des « vies rejetées » et invisibles pour les structures et les programmes nationaux et internationaux. Des millions d’entre elles vivent sous le seuil de la pauvreté ou dans la pauvreté, victimes de violences sexuelles, de discriminations et d’inégalité, d’exploitation, de mariage précoce ». Le travail des enfants affecte particulièrement les petites filles. « Plus d’un million de petites filles font des travaux domestiques et sont exposées à des risques comme le feu, le gaz, les substances chimiques, des outils dangereux. La culture machiste des familles fait que l’on préfère envoyer à l’école les garçons et obliger les filles à rester à la maison ».

Il serait séant de tenir compte d’un tel contexte quand on débat de contraceptifs ou d’avortement. Or ce contexte est dramatique. Les experts et les représentants diplomatiques- nonces et délégués apostoliques inclus- ne peuvent se permettre de l’ignorer. Ni ceux qui concoctent des ententes commerciales avec des Etats qui tolèrent sans sourciller l’exploitation de fillettes et de jeunes femmes.

Des situations pareilles incarnent ce que Jean-Paul II appelait des « structures de péché ». On doit s’en préoccuper au moins autant que de contraceptifs ou d’avortement. Autrement, on verse dans le pharisaïsme.

1 pensée sur “LE DRAME DE L’ENFANCE VIOLÉE”

  1. Tout-à-fait d’accord. Mais on ne corrige pas une situation inacceptable en ajoutant en plus le traumatisme de l’avortement. En plus de tuer un enfant, l’avortement est également dangereux pour la santé de la mère et pour son équilibre émotif. Pour juger d’une telle situation, « Il serait séant de tenir compte d’un tel contexte quand on débat de contraceptifs ou d’avortement. »

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