LE DRAME DE L’ENFANCE VIOLÉE, suite

Un lecteur me dit que des situations défavorables ne doivent pas servir de prétexte pour recourir à l’avortement. Là n’est pas le problème. Ce que je dis tout simplement, c’est qu’on ne peut ignorer l’existence de telles situations. L’accueil à la vie commence par l’instauration de conditions qui favorisent cet accueil. La surnatalité, la pauvreté extrême, le viol, les mariages forcés, l’exploitation des fillettes vont à l’encontre de la vie et souvent expliquent la tendance à recourir à l’avortement. Ceux qui en déplorent la pratique doivent donc s’en préoccuper.

On doit attendre des pro-vie, et aussi des pro-choix, qu’ils accordent une attention particulière aux facteurs humains, économiques et sociaux qui conditionnent l’accueil à la vie : le respect de chaque enfant qui vient nous rejoindre, un revenu minimal, un logement décent, une société solidaire, l’accessibilité à l’éducation et aux soins de santé. C’est collectivement que l’on accueille la vie. C’est collectivement que nous devons combattre les structures de péché qui, dans certains pays, aggravent l’ampleur du drame de l’enfance violée.

1 pensée sur “LE DRAME DE L’ENFANCE VIOLÉE, suite”

  1. Merci des explications et nuances apportées. Je vous rejoins là-dessus. Les pro-vie québécois ont développé un réseau de centres d’aide aux femmes enceintes en difficultés. Ils auraient besoin d’un soutien de l’état, mais ce dernier préfère payer pour les avortements…

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