DÉRAPAGES

Le moins qu’on puisse dire, c’est que des esprits postmodernes, dont plusieurs journalistes, n’aiment pas le cardinal Ouellet. On a même utilisé à son égard le terme « salopard ». Quant à l’intervention ferme et efficace qui a conduit un prélat britannique à la démission, elle inspire ce titre dans La Presse : « Le cardinal Ouellet –a-t-il étouffé l’affaire ? ». Comme si le cardinal Ouellet n’avait pas justement fait ce qu’il devait. Dans ce même quotidien, un chroniqueur chevronné déterre le délit de parenté dont serait coupable le cardinal, vu qu’un membre de sa famille s’est comporté de façon inappropriée envers des jeunes. Accusation de délit de parenté qu’une animatrice de télévision s’est aussi évertuée à brandir, laissant supposer que la conduite d’un membre de sa famille portait atteinte à la réputation du cardinal. Délit de parenté qui nous renvoie à des sociétés primitives où on transférait la culpabilité de l’auteur du délit à son entourage. Pour sa part, le caricaturiste du Devoir a produit un dessin d’un goût douteux laissant soupçonner vaguement une forme de voisinage entre le cardinal et des escrocs qui font la manchette. Humour ténébreux qui laisse craindre une baisse de talent et un épuisement de l’imagination.

Même quand elle est journalistique, une calomnie demeure une calomnie. Même quand elle vise un ecclésiastique jugé réactionnaire, elle continue d’être une calomnie.

A force de s’en prendre injustement au cardinal Ouellet, on le rend sympathique. Au point peut-être de lui ouvrir la voie qui conduit au Pontificat suprême. Est-ce cela que souhaitent ses détracteurs ?

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