HYPOTHÈQUE SOCIALE (bis)

Plusieurs lecteurs et amis m’ont fait savoir que mon récent texte sur la notion d’hypothèque sociale manquait de clarté. Je me reprends donc.

Ce que j’ai tenté d’expliquer, c’est que, selon la tradition chrétienne, le droit de propriété privée n’est pas un absolu. Son usage est subordonné à une norme supérieure, à savoir celle de la destination universelle des biens. C’est là que loge l’hypothèque sociale. Le bon fonctionnement de la propriété privée est celui qui assure la réalisation de cette destination universelle. Cela se vérifie de façon particulière quand un établissement privé assume une mission sociale, par exemple dans le cas d’une école, d’un hôpital, d’une œuvre de bienfaisance. Mais cela vaut aussi et non moins dans le cas d’un cumul d’appropriation privée où la mission sociale est absente et où l’on assiste parfois à une concentration indécente de richesse qui creuse l’écart entre riches et pauvres, tel celui qu’on observe entre pays développés et pays en développement. Quelle que soit la situation, une hypothèque sociale grève la propriété privée.

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