PLACE AUX FEMMES

Des femmes, laïques ou religieuses, assurent le bon fonctionnement de la plupart des paroisses, de centres hospitaliers, de multiples œuvres éducatives et caritatives. Sans elles, l’institution ecclésiale cheminerait cahin-caha et la société civile se porterait beaucoup moins bien. Au Québec, les communautés religieuses féminines ont souvent joué le rôle d’agents de développement, aussi bien en milieu urbain que dans des coins éloignés, et ce dès les origines de la Nouvelle -France.

Une façon de souligner l’importance de cette contribution serait de restaurer l’ordre du diaconat pour les femmes, religieuses ou laïques. On peut imaginer aisément l’impact qu’aurait sur la vie ecclésiale l’arrivée de plusieurs centaines de diaconesses prêtes à exercer un leadership efficace, aussi bien dans les paroisses que dans des œuvres de tout genre.

Je souhaite que cette restauration trouve sa place dans le programme du pape François et s’étende à l’Eglise universelle. Cela serait plus opportun et plus fructueux que le procès d’intention que mène actuellement la Curie romaine contre quelques 55,000 religieuses américaines qu’on veut mettre sous tutelle, les soupçonnant de prises de position présumées non orthodoxes dans des débats d’ordre éthique. Place aux femmes et place à la liberté chrétienne : ce serait là un beau début pour le pape François.

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