Un calendrier trop révolutionnaire

La ministre de l’Éducation du Québec a abandonné son projet de réforme du calendrier scolaire. C’est une bonne décision. Le projet du nouveau calendrier faisait penser à la tentative des disciples des Lumières qui, au temps de la Révolution française, avaient voulu imposer un calendrier en rupture radicale avec le passé. Mais c’était trop gros à avaler. Le bon sens avait repris le dessus. C’est pareil aujourd’hui, grâce à la pression populaire.

Une interrogation subsiste : qui sont ces gourous à grosses pattes qui ont entraîné la ministre dans cette aventure ? Possiblement les mêmes qui ont inventé le Calendrier interculturel, lequel continue son petit bonhomme de chemin sans faire de bruit, répandant une mixture où prolifèrent le relativisme, la confusion culturelle et le pluralisme normatif. J’ignore si la ministre a consulté attentivement ce calendrier. Si elle le faisait, elle pourrait constater qu’il y a une parenté entre les deux artefacts. Un même esprit et une même idéologie, qu’on retrouve dans le cours ECR, dont elle a pris la défense.

On a l’impression que règne au ministère de l’Éducation une sorte de sous-culture poisseuse, indéfinissable, qui rend impossible toute vraie réforme. La ministre aurait avantage à étudier le phénomène en ayant à l’esprit ce vieil adage qui dit que le poisson pourrit par la tête.

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