SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Le concept de souveraineté alimentaire est une idée intéressante mais qui, à première vue, semble renvoyer à une réalité bien relative et bien fragile. Car l’hiver québécois nous oblige à reconnaître que, dans ce domaine, la réalité prend vite ses distances face au rêve. Pourtant le rêve se rapproche de la réalité quand on apprend qu’Hydro-Québec ne sait que faire de ses surplus d’électricité, sauf d’en disposer à bas prix sur le marché de l’exportation.

On a déjà accordé des tarifs préférentiels aux alumineries. Or voici que le ministre de l’Agriculture, François Gendron, projette de faire de même en accordant des tarifs substantiellement avantageux aux producteurs agricoles qui veulent construire des serres où abonderont fruits et légumes. On pourra ainsi avoir accès, tout près de chez soi, à des produits alimentaires de qualité. Ce qui montre que les surplus d’électricité, incluant l’énergie produite par les éoliennes, soulèvent un beau problème qui cesse d’en être un à partir du moment où on décide de les utiliser en vue d’assurer le pain quotidien et une meilleure alimentation. C’est là une mesure pleine de bon sens et économiquement rentable pour l’ensemble de la collectivité. Félicitations, François.

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