POUR UN MONDE PLUS JUSTE ET PLUS SOLIDAIRE

Les médias que j’ai consultés semblent n’avoir  retenu que des banalités de la belle allocution que le pape François a prononcée à Varginha, lors de sa visite au Brésil. Pourtant le discours était vibrant et plein de beauté. J’en retiens quelques bribes.

On dirait que pour certains la solidarité est « quasi un gros mot », dit le pape François. Heureusement, les pauvres n’hésitent pas à la pratiquer, allant jusqu’à « ajouter plus d’eau aux haricots », c’est-à-dire à partager le peu qui reste avec des gens qui n’ont plus rien. D’autre part, il invite les  plus favorisés  à combattre les inégalités. On n’a pas le droit de considérer  ceux qui n’ont rien comme des déchets. « Personne n’est un déchet », dit-il. Et d’ajouter : «  C’est seulement quand nous sommes capables de partager que nous nous enrichissons vraiment ; tout ce qui se partage se multiplie ! Pensons à la multiplication des pains de Jésus. La mesure de la grandeur d’une société est donnée par la façon dont elle traite celui qui est le plus nécessiteux, qui n’a rien d’autre que sa pauvreté ! ».

Il y a une faim du pain, dit François, mais il y a aussi  une faim de dignité. une faim de biens immatériels : la vie, la famille, l’éducation intégrale, la santé, la sécurité. Aux jeunes qui risquent de se décourager devant les injustices et la corruption, il adresse ces mots : « Ne vous découragez jamais, ne perdez pas confiance, ne laissez pas s’éteindre l’espérance. La réalité peut changer, l’homme peut changer.  Cherchez, vous les premiers, à apporter le bien, à ne pas vous habituer au mal, mais à le vaincre par le bien. L’Église vous accompagne, vous apportant le bien précieux de la foi, de Jésus-Christ qui est « venu pour que les hommes aient la  vie, pour qu’ils l’aient en abondance »(Jean, 10,10) ».

Une belle allocution, aucunement banale, éclairante et stimulante.

1 pensée sur “POUR UN MONDE PLUS JUSTE ET PLUS SOLIDAIRE”

  1. Merci d’avoir attiré notre attention sur un discours, passé plutôt inaperçu, du pape François lors de sa récente visite au Brésil. Il faut dire que ce voyage comportait tant de paroles et de gestes et de situations inédites que certains messages importants ont pu échapper à la presse et par conséquent aux millions de personnes qui cherchaient à se renseigner.
    « C’est seulement quand nous sommes capables de partager que nous nous enrichissons vraiment ; tout ce qui se partage se multiplie. »
    « Ajouter plus d’eau aux haricots », c’est-à-dire à partager le peu qui reste avec des gens qui n’ont plus rien (votre texte).
    « Il y a une faim du pain, mais il y a aussi une faim de dignité. Une faim de biens immatériels : la vie, la famille, l’éducation intégrale, la santé, la sécurité. »
    La grande vertu de ce pape, ce n’est pas tant qu’il interpelle l’Église, l’institution, les gens du « clocher », de la hiérarchie de Rome ou d’ailleurs, mais qu’il s’adresse à moi, qui occupe la « nef ». Je ne sais plus dans quel article j’ai lu récemment que quelqu’un avait demandé à mère Teresa ce qui devait changer dans l’Église; elle avait répondu : “toi et moi”.

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