BIEN DISTINGUER POUR Y VOIR PLUS CLAIR

Le projet de loi sur « l’aide médicale à mourir » comporte deux volets majeurs : la promotion des soins palliatifs et « l’aide médicale à mourir », c’est-à-dire l’euthanasie, à savoir le choix de supprimer la vie dans des situations de graves souffrances et que certains voudraient étendre à des cas de gens inaptes à donner un consentement, tel celui de patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

Amalgamer les deux volets sème la confusion. Il faudrait scinder le projet de loi en deux pièces législatives distinctes. On saurait ainsi dans quoi on s’engage dans chaque cas. Le développement des soins palliatifs recevra sans doute un appui unanime, tant au sein de la population que de la députation. En revanche, on peut prévoir que le soutien à l’euthanasie sera loin d’atteindre le niveau d’approbation anticipé par ceux qui en font la promotion sous l’étiquette trompeuse de « l’aide médicale à mourir ». Il serait déplorable que l’on prenne position sur une question aussi grave sans d’abord dissiper la confusion entretenue par un usage ambigu des mots. Bien cerner l’enjeu du débat aiderait à prendre une décision éclairée.

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