DEUX VISAGES DE L’ISLAM

Premier visage de l’islam : des croyants décomplexés qui manifestent leur foi en toute simplicité, dans une mosquée, dans la rue ou prosternés sur un tapis ; des femmes voilées, elles aussi croyantes ; des hommes et des femmes qui s’imposent la discipline du ramadan tout en assumant les obligations, parfois lourdes, de la vie quotidienne ; des croyants et des croyantes qui , par leur manière de vivre, obligent des agnostiques , des incroyants, voire des chrétiens à la foi évanescente à se poser la question de l’existence d’une réalité divine et celle de la place que Dieu devrait occuper dans la vie de tous les jours.

Deuxième visage : des pays plongés dans la violence, où des islamistes persécutent ou assassinent des chrétiens et d’autres islamistes ; des régions entières où, masqué derrière des apparences religieuses, un terrorisme barbare empoisonne la vie collective, détruit la paix sociale et paralyse le développement social et économique. Souvent, c’est cet autre visage de l’islam qui occupe l’avant-scène à la télévision et dans les autres médias.

Si on amalgame ces deux représentations on risque de sombrer dans l’islamophobie. C’est ce qui est peut-être en train de se passer dans plusieurs pays d’Occident, incluant le Québec.

3 pensées sur “DEUX VISAGES DE L’ISLAM”

  1. Ce n’est pas un hasard si l’on est tenté d’associer l’islam à la violence. Nous sommes inondés d’informations qui en font la démonstration quotidienne, de partout dans le monde.
    On dira qu’il s’agit de radicaux ne représentant qu’une faible minorité de musulmans, l’immense majorité de ceux-ci souhaitant simplement pratiquer paisiblement leur religion.
    Le problème est que cette minorité est la force dominante, celle qui a le pouvoir de mobiliser et d’endoctriner, au moyen d’œuvres caritatives sur le terrain, d’action politique, sociale ou juridique, ou encore par la force et la terreur, la majorité influençable et vulnérable. Au sein même des familles musulmanes « paisibles » la pression familiale et sociale est énorme, et ce dès le plus jeune âge des enfants.

    Un bon musulman souhaite dans son cœur qu’un jour l’islam soit la religion du monde entier et que toutes les sociétés soient régies par la charia (la loi religieuse, volonté d’Allah). L’adhésion à cette vision s’appelle l’islamisme. Un bon musulman est islamiste. Tous les musulmans n’ont pas la même opinion quant aux moyens à prendre pour atteindre ce but, ce qui explique les notions d’islamistes dits «modérés » et d’islamistes dits « radicaux ».
    Faire l’association entre la charia et les lapidations et autres crimes d’honneur ne relève pas de l’amalgame. Ces actes de barbaries d’un autre âge ne constituent qu’une application plus ou moins rigoriste de la charia, selon les régions, les pays et les courants religieux. Ce sont des interprétations qui découlent directement de l’islam et qui en font partie.

    Vous parlez du risque de sombrer dans l’islamophobie. Le terme même d’islamophobie est de création assez récente; il a été introduit en France d’abord, à l’instigation de leaders musulmans, dans le but d’amener une législation visant à criminaliser tout propos le moindrement critique à l’égard de l’islam, dans la foulée du mouvement mené par l’islam à travers le monde et surtout dans les organisations internationales pour interdire le « blasphème », i.e. la critique d’une religion. Voilà bien l’amalgame que souhaitent certains activistes musulmans : si vous critiquez l’islam (ou posez trop de questions à son sujet), vous êtes un islamophobe, et donc un criminel. C’est la réapparition du délit d’opinion, si cher aux dictatures.
    Nos intellectuels, surtout ceux de gauche, sont malheureusement assez nombreux à tomber dans le piège de cette nouvelle rectitude politico-religieuse. Même la droite religieuse en Amérique est assez d’accord, souhaitant elle aussi qu’on rétablisse dans nos législations la suprématie des valeurs religieuses comme source de notre droit.

    Ce n’est pas la piété des musulmans qui cause un questionnement fondamental chez les athées, les agnostiques ou les chrétiens devenus « tièdes », quant à l’existence ou non d’une réalité divine. Ces derniers ont leur propre cheminement, qui n’emprunte tout simplement pas nécessairement le corridor des religions officielles, en particulier pour ce qui est du culte et de ses manifestations. Mais les athées, les agnostiques et les chrétiens « tièdes » sont dérangés par certaines revendications intempestives de ces croyants que vous appelez « décomplexés » qui prétendent que la moindre de ces manifestations est l’extension nécessaire de leur liberté de religion.

    1. Dans un monde pluraliste les initiatives d’un islam en apparence conquérant ne commandent pas des réactions draconiennes. La confiance dans les valeurs issues de l’Évangile incite plutôt à faire une place pour la promotion d’un christianisme social s’effectuant par une prise de parole claire et ferme et par des engagements sur le terrain. Quand nous serons plus confiants dans nos propres valeurs, nous aurons moins peur d’une hypothétique islamisation.

  2. Je suis entièrement d’accord avec Monsieur Michel Leclerc. J’ai passé des milliers d’heures à étudier les religions. J »ai aussi visité l’Iran et tous les pays arabes à l’exception du Yemen et des Émirats.
    Manuel !! Paléologue (1340-1425) a su bien résumer un jour le visage caché de l’Islam. Souvenons-nous de la rage exprimée par des tueries et des incendies dans des pays arabes de la part de fanatiques qui ont soulevé les foules en interprétant à mauvais escient les commentaires du pape Benoît XVI à Ratisbonne sur les avancés de l’empereur byzantin.
    Le Coran contient un grand nombre de magnifiques passages pour l’élévation spirituelle de l’être humain. Il y en a aussi malheureusement d’autres qui seraient impossibles à modifier et tempérer parce que dictés par Dieu à Mahomet via l’ange Gabriel. Paroles de Dieu immuables!… Pouvons-nous réellement croire qu’ils le demeureront jusqu’à la fin des temps? Coran et démocratie sont-ils condamnés à ne jamais être de bons compagnons de route? L’intégrisme empêche les êtres humains de vivre heureux.

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