UNE MAFIA CATHOLIQUE ?

Je connais peu l’Opus Dei, si ce n’est d’avoir échangé parfois quelques propos avec un confrère d’université,  professeur de droit, qui ne faisait aucun mystère de son appartenance à cette association ;  si ce n’est encore ce que j’ai appris en parcourant  le petit bouquin  de Dominique Le Tourneau , publié dans la collection Que sais-je ?   On en parle aussi dans le  Da Vinci Code, mais il s’agit d’un ouvrage de fiction qui témoigne avant tout de l’imagination échevelée de son auteur.

Or  voici qu’Hélène Buzzetti (Le Devoir, 29 octobre 2013) apporte  son propre éclairage au sujet de  ladite association. Elle s’emploie à débusquer sous nos yeux un réseau de médecins influents,  membres de l’Opus Dei, association «  de stricte obédience papiste », qui auraient comploté en vue de faire échec au projet de loi 52, lequel  amalgame  subtilement l’aide médicale à mourir et l’euthanasie.

Le style de la journaliste rappelle celui des témoins qui défilent devant la Commission Charbonneau. C’est comme si elle nous révélait l’existence d’une sorte de mafia catholique opposée aux bienfaits de l’euthanasie. Il ne semble pas lui venir à  l’idée que ces médecins puissent obéir à une éthique structurée et à la voix de leur conscience.

Heureusement, on peut lire dans ce même numéro du Devoir une réflexion en profondeur du philosophe Thomas de Konink sur ce qu’il appelle «  les sophismes du projet de loi 52 ». C’est  plus sérieux et plus éclairant que les révélations de madame Buzzetti. 

8 pensées sur “UNE MAFIA CATHOLIQUE ?”

  1. Je vous remets ci-joint mon courriel d’aujourd’hui à parents et amis sur l’aide médicale à mourir. Je respecte Monsieur de Konink et ses écrits sur la philosophie. Il me faut bien cependant le ranger parmi les sourds et aveugles de mon courriel. Mon épouse a été hospitalisée à l’Hôtel-Dieu de Québec pendant dix semaines et est finalement morte d’un cancer généralisé après quelques jours de quasi inexistence aux soins palliatifs de l’Hôtel-Dieu en juin 2009. J’ai moi même un cancer contrôlé par des médicaments depuis 2007.

    Cit Je trouve triste que 25 députés libéraux se soient laissés influencer par les témoignages de six intégristes de l’Opus Dei, faits à la demande du PLQ, devant le comité parlementaire sur l’aide médicale. Je ne le leur souhaite pas mais lorsqu’ils auront assisté à la mort de l’un des leurs soumis à crever par sédation palliative médicale, je suis certain qu’ils regretteront de ne pas avoir approuvé hier le projet de loi. Le nombre de chambres disponibles pour des soins palliatifs dans nos hôpitaux et des instituts comme Michel Sarrazin est insuffisant pour le nombre de patients atteints de maladies incurables et condamnées à mourir dans des souffrances atroces comme M. Doris Lussier et un nombre incalculable d’autres malheureux. Il faut être inhumain pour ne pas être d’accord avec l’aide médicale à mourir étant donné les nombreuses balises mentionnées dans le projet de loi soumis par Madame Hivon. Que les sourds et aveugles à ce sujet entendent et voient pour qu’ils abandonnent leur INHUMANITÉ incompréhensible! Fincit

    Je connais bien l »Opus Dei car des amis qui en sont membres ont essayé à plusieurs reprises lors d’un séjour de 1987 à 1991 à Dublin, Irlande de me convaincre de me joindre à eux. Malgré mon refus, ils sont demeurés des amis. De braves personnes qui mettent co en pratique « Aimez vous les uns les autres » et qui ne sont pas d’extrême droite comme plusieurs membres de ce groupe religieux.

  2. Il était tout à fait pertinent de constater (comme la fait la journaliste Hélène Buzzetti) une disproportion de membres de l’Opus Dei au sein de la coalition contre le droit de mourir dans la dignité. Catherine Ferrier se présente comme médecin mais elle est aussi membre de l’Opus Dei.

    La journaliste a bien fait son travail. L’Opus Dei ne « complote » pas pour prendre simplement le café. Soyez lucide monsieur O’Neil.

    L’Opus Dei veut faire avancer son agenda. L’Opus Dei a un agenda et des objectifs précis.

    André

      1. M. O’neill,

        J’espère que vous connaissez bien les membres de l’Opus Dei, car vous devez savoir que les membres de la Prélature disent tout dans une direction spirituelle. Qui la personne fréquente. Quel livre il faut lire. Quel film regarder. Une vrai machine à broyer les consciences. Pas de place pour la moindre petite critique sinon c’est out ! Si on voit des abus, on se la ferme au nom de la Cause…

        Pour faire plus bref, tu rentres dans le moule sinon c’est out ! Vous trouvez ça correct !

        On scrute l’intimité sexuelle et sentimentale pour contrôler dans la direction spirituelle. Cela va beaucoup trop loin à mon avis. Nous sommes loin de l’esprit de Vatican II qui donne une marge de manœuvre pour une liberté de conscience beaucoup plus adulte.

        Je vous incite à lire plus bas l’excellente critique d’anciens membres de l’Œuvre. Surtout sur les abus dans la direction spirituelle. Si vous êtes intelligent, vous allez constater le désastre dans la façon de faire. À mon avis les gens abusés ne sont pas des imbéciles.

        Voir la section LES ABUS DANS LA DIRECTION SPIRITUELLE

        http://www.opuslibros.org/libros/oraculo/liberte.htm

        – — — — – —

        Autre sujet, vous avez sûrement connu Claude Ryan à l’époque de votre engagement en politique. Était-il membre de l’Opus Dei ? Un journaliste semble dire que l’ex-ministre était membre ou très proche de cette organisation ultra-conservatrice. Pour cette deuxième question, faites attention à ce que vous aller dire. Mais répondez quand même avec franchise pour aider à comprendre comment vous regarder l’Œuvre de Dieu.

        http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/jeanjacquessamson/federales2008/archives/2008/09/20080911-095302.html

        1. Pauvre Opus Dei! Les horreurs ci-haut rapportées font frémir! Elles rappellent ce qu’on disait des Jésuites à une certaine époque, à défaut de pouvoir les affronter. Mais heureusement qu’interviennent des justiciers qui, de nos jours, savent encore prendre la défense de la vertu.

          J’ignore si Claude Ryan appartenait à l’association susmentionnée. Ce que je sais de lui, c’est qu’il fut un intellectuel chrétien remarquable, issu des rangs de l’Action catholique. Il savait faire preuve d’une grande prudence avant de s’en prendre à l’intégrité et à la réputation d’individus ou de groupes. On y gagnerait à l’imiter.

  3. À M. Louis M. O’Neill (blogueur),

    je vous pris cher monsieur de retirer tous les commentaires de M. André de votre blogue concernant l’Opus Dei.

    Ce monsieur André fait de la diffamation contre l’Opus Dei, qui est pourtant une organisation parfaitement légale dans l’Église catholique. Si vous êtes un ami sincère ou un proche de l’Opus Dei (sans être formellement un coopérateur), j’espère que vous n’allez pas garder ces commentaires qui portent un préjudice grave à nos membres.

    Vous avez le droit ou non de retirer ces commentaires dégradants. Mais de grâce, ayez du jugement. Rien ne vous oblige à garder les propos d’André aux yeux de tous. Votre réputation est importante. Il faut la garder.

    Merci de prendre en considération ce message.

    Bien à vous.

    Nicole Charbonneau Barron

Répondre à Gilles Morin Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *