AU LENDEMAIN DES PANIERS DE NOËL

La générosité embellit le temps de Noël. Guignolée, paniers de Noël, petits déjeuners pour les enfants démunis, soutien  aux personnes âgées qui vivent dans la pauvreté, collectes d’argent, de nourriture et de vêtements : on partage parce qu’on aimerait  que tous aient le goût et les moyens de fêter la venue du Christ parmi nous.

Il y a là un indice de santé spirituelle et morale. Quand on partage, dit le pape François, on crée l’abondance,  comme cela s’est produit quand Jésus multiplia les pains.  Quand on partage, on risque de devenir  plus riche sans même s’en apercevoir.

Mais cela ne doit pas s’arrêter au lendemain de Noël. Car les besoins et les inégalités perdurent. La solidarité privée, individuelle ou collective, s’emploie à y faire face. Mais elle est insuffisante.

Heureusement,  la solidarité se trace aussi un chemin à travers les structures sociales. «  La miséricorde passe par les structures », avait l’habitude de répéter le Père Joseph-Marie Lebret, expert en développement international. Ainsi pensait aussi l’abbé Pierre, qui mena toute sa vie un combat sans répit afin que tous aient accès à un logement décent.

La solidarité structurelle ne se limite pas à l’accès au logement. Elle trouve aussi sa place dans  des  salaires décents, un impôt équitable et la lutte contre l’évasion fiscale,  l’aide sociale, la gratuité des soins de santé, l’éducation accessible à tous, le soutien aux personnes âgées, les soins à domicile, la réduction des inégalités. Autant de mesures qui produisent des effets bénéfiques tout le long de l’année, pas seulement durant la période de Noël. Comme des paniers de Noël dont se font cadeau en toute saison  les citoyens qui militent en faveur de la justice sociale et de la justice distributive.

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