LES CHRÉTIENS ORDINAIRES ONT AUSSI DES CHOSES À DIRE

J’ai commencé la lecture de l’exhortation apostolique intitulée La joie de l’Évangile.  Un passage du premier chapitre a particulièrement retenu mon attention. C’est quand le pape François décrit la place qu’un évêque doit occuper dans l’Église.Le pasteur, écrit-il, se mettra parfois en avant pour indiquer la route à suivre; parfois il se tiendra au milieu du troupeau,dans une proximité simple et miséricordieuse; «  et en certaines circonstances il devra marcher derrière le peuple, pour aider ceux qui sont restés en arrière et-surtout-parce que le troupeau lui-même possède un odorat pour trouver de  nouveaux chemins ».

C’est beau et inusité. Il y a là, exprimée en quelque mots , une description toute simple de l’image de l’Église  en tant que « peuple de Dieu » habité par l’Esprit et habilité à participer à la découverte de chemins nouveaux. Si le bon pape Paul VI, théologien et penseur éminent, avait mis cela en pratique, il aurait rédigé autrement  l’encyclique Humanae vitae.  Ce qui aurait eu comme conséquence d’éviter une crise – qui perdure- au sein de  l’Église catholique.

Il peut donc arriver que dans des questions qui concernent la vie de tous les jours les croyants ordinaires se trouvent en position favorable quand le temps est venu d’explorer   des chemins nouveaux.

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