L’ÉCONOMIE DE DEMAIN

Hors de l’économie point de salut, disent beaucoup d’experts. De nos jours, une  ou un leader politique  qui ne parle pas d’économie donne l’impression de manquer de  sérieux. L’économie passe avant la réduction des inégalités, la  justice sociale,la qualité de vie, l’écologie. Qu’elle choisisse le chemin de l’austérité ou celui de la prospérité, c’est elle qui indique la voie à suivre, telle une Égérie moderne entourée de ses  ayatollahs : financiers haut de gamme, économistes chevronnés,  scribes attitrés, faiseurs d’opinion.

Pourtant il existe une autre façon de voir : celle qui ,  au-delà de la seule comptabilité et des profits à court terme,  place  au premier rang la réduction des inégalités, la justice sociale, la qualité de vie, l’écologie, et ce tout en s’adonnant à une saine gestion de la richesse collective. On parle alors d’économie sociale de marché. Certains  pays se sont déjà engagés dans cette voie , et avec succès. 

Comme nous le rappelle Jean XXIII, dans Mater et magistra, «  la richesse économique  d’un peuple ne résulte pas seulement de l’abondance globale des biens, mais aussi et plus encore de leur distribution effective suivant la justice, en vue d’assurer l’épanouissement personnel des membres de la communauté : car telle est la véritable fin de l’économie nationale ».

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