UNE ÈRE NOUVELLE

Plus le pape François se rapproche des gens, plus il les attire et en même temps plus il prend ses distances avec un certain style de gouvernance, solennel et un peu figé.  Quoique ses prédécesseurs  savaient tout de même sourire et parler au monde. Avec un talent inégal. Jean XXIII et Jean-Paul II furent de bons  communicateurs, Pie XII faisait plus solennel et un peu figé. Chacun son charisme.

Avec François, c’est la papolatrie qui écope. L’image d’un Souverain Pontife trônant au-dessus des croyants s’estompe dans le décor,  celle d’un pasteur  qui vit au milieu de ses brebis occupe de plus en plus l’espace quotidien. Peu de choses semblent avoir changé dans l’Eglise depuis un an,  mais on devine quand même qu’est en train de se produire un grand virage. C’est subtil, discret, tout  en douceur, mais bien réel.

La fin de la papolatrie ouvre la voie à une ère  nouvelle, celle d’un modèle de gouvernance  qui nous rappelle les débuts de l’ère chrétienne, au temps de l’Apôtre Pierre. Voici qu’un centurion nommé Corneille se prosterne  à ses pieds. Et Pierre de lui dire : « Debout! Moi aussi je suis un homme! »  Donc pas un surhomme, mais tout simplement le serviteur des serviteurs de Dieu, aurait dit  le pape François.

3 pensées sur “UNE ÈRE NOUVELLE”

  1. Certains médias ont tout de même souligné que le pape François a, ô paradoxe, engendré par son style humble et chaleureux une autre forme de papolatrie! Mais entre celle de Pie XII et même celle de Jean-Paul II, je préfère celle de François!

    1. Dans le cas de François je ne parlerais pas de papolatrie mais plutôt de ferveur populaire, ou encore d’un sentiment de proximité suscité par le style humble et chaleureux dont vous faites mention. Comme s’il était l’un des nôtres, avec en plus une charge pastorale écrasante. Ce n’est pas sans raison qu’il nous demande de prier pour lui.

      Louis O’Neill

  2. JE suis aussi très fier de notre pape François, mais je note, dans ses écrits, sa crainte que ses appels ne suscitent qu’une admiration passive.

    Le jour où tous ceux et celles qui, au Québec, se présentant comme catholiques, mettront en pratique, de leur mieux, la JOIE de L’ÉVANGILE, je crois que nous vivrons chez nous une « révolution tranquille» et ce autant dans la société que dans l’Église.

    Qui sait si, sous les épais bans de neige de notre long hiver, ne se cachent pas des gestes ou projets « anonymes» comme des graines de moutarde, fruits du témoignage de gens très simples qui, à la suite de nos deux nouveaux saints québécois, se sentent aptes à des recommencements sans attendre la vue de la Terre Promise?

    Roger Labbé

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