ILS S’ENVOLENT AVEC LA CAISSE

Les gouvernements manquent de ressources, les inégalités s’accroissent entre riches et pauvres, le nombre de démunis ne cesse de grandir. Pendant ce temps, au Canada, des larbins de la finance ont astucieusement déménagé 170 milliards$ dans des paradis fiscaux (Voir LE DEVOIR, 1 mai 2014). Dans le cas de la France, la fuite dépasserait les 300 milliards d’euros.En Russie, les nouveaux riches de l’ère Poutine fréquentent assidûment les paradis fiscaux, en Suisse et ailleurs. On observe un phénomène similaire dans un grand nombre de pays.

Les citoyens ordinaires qui s’acquittent correctement de leurs obligations fiscales ont raison de crier à l’injustice. Surtout que l’argent qui s’envole est celui dont on aurait un pressant besoin pour effacer les déficits, créer des emplois, mieux équiper les écoles, assurer de meilleurs soins de santé, relever le niveau de vie des plus démunis. Si l’État manque de ressources pour bien accomplir sa mission, c’est en partie parce que de tristes sires sont partis avec la caisse.

Je rêve du jour où un parti politique inscrira dans son programme sa ferme intention de récupérer les trésors que des larbins de la finance ont enfouis dans des abris fiscaux, ces répliques contemporaines de la caverne d’Ali Baba.

1 pensée sur “ILS S’ENVOLENT AVEC LA CAISSE”

  1. Bonjour M. O’Neill,

    Je me souviens d’avoir lu un article ou l’on accuse à tort l’Église catholique d’être la cause du complexe des québécois face à l’argent. Pourriez-vous me donner la référence de cet article s.v.p.

    Merci.

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