AVANT TOUT, LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE

On apprend, en lisant LE DEVOIR ( 8 mai 2014) , qu’en prévision des prochaines élections le chef libéral Justin Trudeau a décidé de rejeter toute candidature pro-vie. Il ne fera exception que pour des candidats déjà membres de la Chambre des Communes.

Ce diktat va à l’encontre de la Charte canadienne des droits et libertés , que Pierre Trudeau a fait adopter. L’article 2 de ladite Charte proclame la liberté de conscience et de religion ainsi que la liberté de pensée, de croyance, d’opinion et d’ expression; l’article 3 précise que « tout citoyen canadien a le droit de vote et est éligible aux élections législatives fédérales ou provinciales ». Pas question de restreindre un tel droit à la suite d’une évaluation des convictions éthiques ou religieuses d’un candidat ou d’une candidate. À moins qu’elles ne mettent en question les valeurs reconnues dans les chartes des droits et libertés et dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Il appartient aux militants de choisir le candidat ou la candidate qui semble posséder les meilleures qualités pour devenir député(e), mais on ne peut aller jusqu’à soupeser les convictions personnelles, éthiques ou religieuses. Surtout dans un parti qui se proclame libéral. Aucune instance politique ne peut s’arroger le droit d’imposer une ligne de pensée qui porte atteinte à la liberté de conscience. On est en démocratie, pas dans une secte.

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