PREMIÈRE, VOUS DITES?

Je constate chez moi la tendance à délaisser Radio-Canada, télévision incluse, pour aller voir et entendre ailleurs. Pour la musique, l’information, les entrevues, la qualité des débats. Ailleurs, c’est parfois mieux, par exemple pour la musique,mais c’est souvent pire. Le meilleur choix, à certains moments, c’est de fermer l’appareil. Comme disait un vieux moine, qu’on nous redonne le silence si ce qui fait du bruit ne vaut pas grand chose. Car le silence, lui, garde toujours sa valeur.

Dans le cas de Radio-Canada on a l’impression d’un déclin. Un déclin peut-être programmé. La société d’État fut longtemps le fer de lance de la vitalité culturelle et sociale québécoise. Voilà qui ne plaisait pas à tout le monde. Un Québec enniaisé est plus facile à garder sous le joug qu’un Québec alerte et éveillé. C’est sournois, l’enniaisement. C’est comme une sorte de morphine douce. Une euthanasie discrète.

Syndrome inquiétant que de s’autoproclamer première, et ce dans une formulation bâtarde. De quoi s’interroger sur ce qui adviendra dans la suite.

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