LE GENDARME ET LES BANDITS

On accuse souvent les États-Unis de se mêler indûment des affaires d’autres pays, comme  cela est arrivé au Vietnam ,en Irak ou ailleurs. En revanche, on est soulagé de les voir assumer le rôle de gendarme de l’ordre international comme ils le font actuellement en tentant de contenir l’avance de djihadistes barbares dont les exactions mettent en péril la survie de communautés chrétiennes et Yézidis qui habitent l’espace irakien.

On a affaire présentement en Irak à des hordes fanatisées qui, sous les oripeaux  d’une religion, menacent  l’existence même de collectivités dont certaines sont porteuses d’un précieux héritage qui alimente à sa source la civilisation occidentale. Pas de place, avec ces nouveaux barbares, pour un  dialogue qui pourrait freiner le recours à la violence armée.

Le contexte actuel ne remet pas en question la doctrine classique de la guerre juste, puisque celle-ci prévoit la violence armée comme dernier recours. Au fait,  en ce cas-ci, le  dernier recours  relève moins de la doctrine de la guerre juste que de l’opération policière. C’est au gendarme qu’on fait appel et non au soldat. Car on a affaire à des bandits.

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