ARTISAN DE  PAIX ET FABRICANT D’ARMES

Samantha Nutt, travailleuse humanitaire canadienne,  porte à notre attention le fait que nous sommes plus engagés que nous le pensons dans les conflits armés qui se déroulent ailleurs dans le monde.     «  La guerre, écrit-elle, n’est pas aussi éloignée que nous le croyons. Elle se trouve dans nos poches, génère des rendements annuels pour nos fonds de pension, orne nos annulaires et remplit le réservoir de nos voitures ». La plupart des fonds de pension du pays , ajoute-t-elle,  investissent dans des entreprises qui fabriquent des armes, tantôt légères, tantôt lourdes . Et de préciser, à  la lumière de ses recherches : « À part  deux fonds de pension sur lesquels je n’ai pas trouvé de données, tous les fonds de pension scrutés avaient investi dans l’industrie des armes légères, y compris ceux du Québec »(Voir LA PRESSE, 20 septembre 2014).

D’une part l’aide humanitaire et l’aide au développement qui contribuent à donner bonne conscience; d’autre part  l’économie de guerre, la fabrication  de  mitrailleuses, de fusils et tutti quanti. C’est plutôt gênant. Surtout pour les retraités  de l’enseignement universitaire qui se prétendent pacifistes-  ce qui est mon cas- mais dont les fonds de pension s’alimentent  en partie à même l’industrie des armements. Il y a là matière à réflexion!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *