L’ÉTAT EN HABIT DE PAUVRE

S’il est vrai que le pouvoir fédéral patauge dans des surplus, il n’en est pas de même au Québec, où les instances politiques raclent les fonds de tiroirs et invitent la population à pratiquer l’austérité. Or une question demeure en suspens : cette pauvreté des finances publiques est-elle inexorable?  Vivons-nous  au-dessus de nos moyens ou ne serait-ce point l’État qui  vit au-dessous de ses moyens parce qu’il néglige de récupérer une partie des ressources financières qui lui sont dues?

Expert en finances internationales, Harold Crooke affirme que «  plus de la moitié du stock mondial d’argent est hors de portée des finances publiques ». Contribuent à ce cumul les activités du crime organisé, les paradis fiscaux, les échappatoires dont profitent des institutions bancaires et de grandes entreprises. Plusieurs parmi celles-ci réussissent à engranger des profits faramineux sans payer aucun impôt même là où elles ne sont pas hors de portée du pouvoir politique.

Avant d’imposer le vœu de pauvreté à des gens qui vivent déjà chichement et de rendre moins accessibles les garderies, les écoles, des soins de santé convenables, les universités et d’autres équipements collectifs , les décideurs politiques d’ici pourraient essayer de boucher le gros trou que des taupes silencieuses creusent  dans notre bas de laine québécois.

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