LA MENACE DU PÉTROLE EMPOISONNÉ

Empoisonné, ce pétrole bitumineux qu’on veut nous expédier par tous les moyens. On lui ajoute des substances nocives pour le mieux faire voyager. Malgré cela, il voyage mal, à cause des vieilles voies ferrées. Les wagons déraillent, prennent feu ,  empoisonnent les plans d’eau et menacent les habitations.  Ce qui  sert d’argument  à ceux qui veulent construire un pipeline qui , s’étirant  de l’Ouest jusqu’au Québec et même plus loin, mettrait en péril plusieurs centaines de plans d’eau, dont le fleuve Saint-Laurent, lequel  alimente en eau potable plusieurs de nos villes et villages. Un pipeline, ça suinte un peu, paraît-il, mais ça ne déraille pas.

De deux maux il faut choisir le moindre, dit un vieil adage, donc il faut choisir le moyen de transport le moins risqué. Donc le pipeline, selon des experts. Mais, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, on peut éviter d’avoir à choisir entre les wagons qui déraillent et le pipeline qui finira par crever. Car on n’a pas besoin de ce pétrole empoisonné. La meilleure chose qui puisse arriver,  c’est qu’il reste enfoui dans les sables de l’Alberta, surtout que son exploitation engendre une forte pollution. Il est possible de s’en passer et d’importer à moindre risque et à prix concurrentiel du pétrole non empoisonné, tout en favorisant le recours à des alternatives qui contribuent à réduire la consommation pétrolière. On assurera ainsi la sécurité énergique tout en évitant de mettre inutilement  en péril cette précieuse richesse qu’est l’eau. L’or bleu est plus précieux que l’or noir.

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