L’ENJEU DONT ON NE PARLE PAS

J’ai trouvé plutôt triste- et un peu scandaleux- ce combat de ruelle auquel se sont livrés , au cours du mois de mars, les députés de l’Assemblée nationale du Québec, sur la question de l’avortement. Ce qu’en ont rapporté les médias n’a rien de flatteur. C’était comme si de part et d’autre on avait voulu démontrer qu’on était le meilleur pour faire accroître le nombre d’interruptions volontaires de grossesse ( un euphémisme élégant), tout  en omettant de parler explicitement du fond du problème. 

 

Car l’enjeu, c’est plus que la suppression d’un appendice quelconque. Il concerne le droit à la vie, celui d’une vie humaine non désirée. Et cela, les débattants le savaient fort bien, mais ils n’en n’ont rien dit, à ce que je sache. Ils savent aussi que la croissance du nombre d’avortements ne peut avoir qu’un effet négatif sur l’avenir de la société québécoise et qu’à l’inverse une politique d’accueil à la vie et d’aide aux femmes en difficulté pourrait réduire  le nombre d’IVG et avoir un impact positif . Voilà matière à un débat intelligent et de bon niveau  qui serait tout à l’honneur de nos députés et ministres. En contrepartie, revendiquer d’être le plus efficace quand il s’agit de favoriser l’accès à l’avortement relève d’un autre niveau, moins reluisant. C’est celui que nos représentants élus ont choisi  pour y planter leur tente. C’est triste et regrettable. 

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