AVOIR DES CHOSES A DIRE

Des jeunes m’ont raconté une expérience qu’ils viennent de vivre. Ils vont parfois à la messe, par exemple lors de funérailles. Et quand arrive la fête de Noël. Les voilà donc à l’église, le soir du 24 décembre. Ils goûtent la luminosité, le déroulement de la cérémonie, le professionnalisme de la chorale, les cantiques traditionnels, l’ambiance chaleureuse. Une belle manifestation de la liturgie chrétienne.

Mais il y avait aussi l’homélie. Une déception. Des lieux communs platement alignés les uns à la suite des autres, un genre gnangnan comme si on parlait à des débiles, une phraséologie boiteuse. Tel un choc culturel où le vide de la parole contrecarrait la substance d’une liturgie riche en signification et en mystère.

Ces jeunes retourneront à l’église à l’occasion. En attendant, ils garderont une belle image de la liturgie de la fête de la Nativité du Christ, mais un triste souvenir de la parole que leur a adressée un célébrant qui n’avait rien à dire.

« Que celui qui, dans l’Assemblée, a quelque chose à dire se lève et parle », écrivait un Père de l’Eglise. Faudrait compléter ce conseil en invitant ceux qui n’ont rien à dire à demeurer assis et à garder le silence.

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