LE DROIT D’EMPOISONNER

J’apprends  (Voir LE DEVOIR , 30 mai 2015) que , selon un projet en gestation, au moins 200 wagons-citernes  remplis de pétrole empoisonné en provenance de l’Alberta traverseront chaque jour , dans un proche avenir, des villes, des villages, des régions agricoles et des cours d’eau du Québec, véhiculant une incommensurable capacité d’empoisonnement.  Ce à quoi il faut se résigner, disent certains, puisque le transport ferroviaire relève du pouvoir fédéral. Comme s’il existait une sorte de droit d’empoisonner inscrit dans la Constitution canadienne et que le Gouvernement du Québec, l’Opposition officielle et les regroupements de citoyens d’ici n’avaient pas leur mot à dire dans ce dossier.

Il est évident qu’il n’existe pas d’acceptabilité sociale pour un tel droit, nonobstant ce que dit ou ne dit pas une Constitution que le Québec, de toute façon, ne reconnaît pas.Ce qui logiquement doit prévaloir, c’est une opinion publique éveillée et informée , consciente de sa responsabilité face à la protection de l’environnement et dont les décideurs politiques seront les porte-parole d’avant-garde. C’est elle qui aura le dernier mot, et non les aventuriers du pétrole empoisonné.

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