GRANDEUR DU POLITIQUE

On a dit et écrit de fort belles choses au sujet de Jacques Parizeau, ce grand homme d’État qui vient de nous quitter. Dans le flot de louanges dont il a fait l’objet  je retiens  pour ma part l’idée noble  qu’il se faisait de l’engagement politique; une façon de voir qui va à l’encontre du cynisme et du désabusement  dans lesquels versent de nombreux Québécois.

J’ignore quelles étaient les convictions religieuses de Jacques Parizeau, mais je suis persuadé qu’il était  d’accord avec Paul VI, qui affirmait que «  la politique est une manière exigeante- quoique non la seule- de vivre l’engagement chrétien au service des autres ».L’engagement politique, une manière exigeante de servir. Pour Jacques Parizeau, le pouvoir-tant celui du grand mandarin que celui du décideur politique- était un outil de service destiné à faire progresser la collectivité, non moins au plan social et humain qu’au plan économique. Ce qui l’intéressait, c’était de créer les conditions favorables à une avancée collective. Pour y arriver, il acceptait d’affronter  les contraintes, les complexités et les inévitables déceptions qui font partie du jeu politique. Savoir entretenir un idéal nonobstant les obstacles : une règle de vie qui aura marqué tout son cheminement et nous élève de cent coudées au-dessus du cynisme et du désabusement. C’est là un bel héritage et un modèle à imiter.

 

 

 

2 pensées sur “GRANDEUR DU POLITIQUE”

  1. « Savoir entretenir un idéal nonobstant les obstacles ».

    En définissant ainsi la « manière » Parizeau, vous exposez en quelque sorte un autre versant de la phrase de J.F. Kennedy : « Le vrai politique, c’est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *