PAS FACILE DE NE PAS CROIRE

Une Québécoise de grande renommée avoue en toute simplicité qu’elle ne croit pas dans  un au-delà où Quelqu’un ou un Royaume nous attend. Pour elle, tout s’arrête ici-bas. Au fait, c’est ainsi que raisonnent  des tas de gens.

Croire n ‘est pas chose facile, mais ne pas croire ne l’est pas non plus. Car si tout s’arrête ici-bas, justice ne sera pas faite.  En vain auront souffert et auront péri des multitudes d’êtres humains : populations sans défense, victimes de tortionnaires, femmes soumises à l’esclavage, enfants abusés, travailleurs exploités, petites gens qui ont subi les exactions de maîtres brutaux, prolétaires de toutes catégories, des hommes et des femmes qui ont eu  faim, soif, ont été privés de toit , injustement enfermés dans des prisons, parmi eux et elles les victimes  des camps de la mort et des goulags. Ne pas croire en Dieu et dans un au-delà, c’est laisser en plan un monde marqué par le mal et qu’aucune justice ne viendra réparer et restaurer. À cela je ne peux me résigner, sans compter d’autres motifs que j’ai de croire. Ne pas croire, c’est donc loin d’être un choix facile, pas plus facile que de croire.

2 pensées sur “PAS FACILE DE NE PAS CROIRE”

  1. Par une heureuse « convergence », peu de temps après avoir lu votre billet, j’ai mis la main sur le « petit dernier » de l’académicien Jean d’Ormesson, «Comme un chant d’espérance », une très bonne analyse du questionnement au sujet de la foi.
    Il le fait avec son style habituel, si agréable à lire. Après de rigoureux développements où se côtoient biologie, astrophysique, philosophie et textes religieux, il assume sa conclusion personnelle . Un extrait :
    « Disons les choses avec simplicité, avec une espèce de naïveté : il me semble impossible que l’ordre de l’univers plongé dans le temps, avec ses lois et sa rigueur, soit le fruit du hasard. Du coup, le mal et la souffrance prennent un sens – inconnu de nous, bien sûr, mais, malgré tout, un sens. Du coup, je m’en remets à quelque chose d’énigmatique qui est très haut au-dessus de moi et dont je suis la créature et le jouet. Je ne suis pas loin de penser qu’il n’y a que l’insensé pour dire :  » Il n’y a pas de Dieu.  » Je crois en Dieu parce que le jour se lève tous les matins, parce qu’il y a une histoire et parce que je me fais une idée de Dieu dont je me demande d’où elle pourrait bien venir s’il n’y avait pas de Dieu. »
    120 petites pages qui valent le détour, qu’on y adhère ou pas. Comme vous, d’Ormesson refuse qu’on enterre la question.

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