IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST

Il était une fois dans l’Ouest un pipeline tout neuf, à double coque, muni d’un système d’alerte avertisseur. Or on nous apprend(voir LE DEVOIR, 23 juillet 2015) que cette nouvelle merveille technologique a laissé échapper silencieusement ,sur une durée d’au moins deux semaines, quelque cinq millions de litres de bitume, de sable et d’eaux usées. Le système d’alerte n’a pas fonctionné. Le chef de la direction de l’entreprise a été fort peiné de la tournure des événements et a présenté ses excuses. 

Il faut féliciter ce chef d’entreprise de ne pas avoir caché la chose. Car l’incident devrait ouvrir les yeux des citoyens du Québec à qui on fait miroiter les bienfaits d’un pipeline qui traverserait des centaines de plans d’eau. On peut imaginer quelles seraient les suites d’un déversement de pétrole qui se produirait silencieusement dans le Saint- Laurent ou dans l’un de ses affluents , peut-être en hiver, et dont on ne découvrirait la présence qu’après une semaine ou deux. Un dégât magistral dont les gens d’ici paieraient la note.Tout ça pour du pétrole empoisonné qui ne nous est même pas destiné. Il faut être né pour un petit pain, ou maso, ou un peu suicidaire pour appuyer un pareil projet de pipeline aux multiples risques.

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