DU PAIN POUR TOUS LES JOURS

Le Synode extraordinaire sur la famille aborde les multiples problèmes que doit affronter de nos jours la famille. L’un de ces problèmes, souvent relégué au second plan, c’est la quête du pain quotidien, dont la recherche pèse lourd sur la stabilité et la qualité de vie de l’institution familiale. Jean-Paul II en a traité dans sa remarquable encyclique sur le travail ( Laborem exercens). Or une caractéristique de l’économie néolibérale est de mettre en péril le minimum vital dont ont besoin les familles, soit en s’adonnant à la suppression d’emplois au nom de la rationalité économique, soit en remplaçant les emplois stables par des emplois précaires et ainsi plonger les familles dans l’insécurité, parfois dans la pauvreté.

En luttant en faveur de la sécurité d’emploi les syndicats de travailleurs contribuent à favoriser la stabilité de l’institution familiale. Le pain quotidien assuré rend plus faciles de meilleures pratiques de santé et plus grande la capacité de profiter des avantages qu’offre l’école. Ce n’est pas un effet du hasard si c’est dans les milieux économiquement défavorisés que l’on observe les lacunes les plus graves en matière de santé et d’éducation. Le manque de ressources matérielles y est pour beaucoup.

Quand on remplace des emplois stables par des emplois précaires ou qu’on supprime des centaines d’emplois au nom de la rationalité économique, on ébranle l’institution familiale. Tout comme lorsqu’on invoque l’austérité pour réduire les services dont ont besoin de façon particulière les citoyens les plus vulnérables. En découlent des coûts sociaux qu’il faudra éponger un jour, plus élevés que les économies qu’on s’échine à réaliser à court terme.

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