LES RONCHONNEURS

Des chrétiens-et des anciens chrétiens- ronchonneurs. On pourrait aussi les traiter de bougons. Car ils passent leur temps à bougonner. Je leur parle du pape François et de l’espoir qu’il incarne. Ils  me renvoient à la Grande noirceur-pas facile à situer dans l’histoire du Québec-  ou encore aux Croisades et à l’Inquisition, comme si cela résumait le passé de la chrétienté.

Ils ont un goût prononcé pour les pages sombres de l’Histoire. Ils ajoutent même une couche de noirceur à l’image du passé. La clarté ne les intéresse  pas : celle qui est née de la civilisation occidentale aux racines chrétiennes, celle qu’ont projetée au long des siècles  les innombrables œuvres visant à développer et à répandre le savoir, la splendeur des  cathédrales et des grandes œuvres d’art,  le combat contre la souffrance, la pauvreté, la misère, les initiatives en faveur  des droits humains, les réalisations des missionnaires au service du développement des peuples. Et j’en passe. Les failles ne manquent pas, mais le bilan demeure impressionnant et propre à susciter la fierté.

Cela, nos ronchonneurs semblent incapables de le voir. Héritiers bougons d’un passé dont ils ne saisissent pas la grandeur et ne décèlent que les failles, ils se sentent mal à l’aise et se replient sur la défensive face à de nouvelles croyances en provenance d’ailleurs. Ils manquent de souffle et versent dans la morosité. Ils sont pessimistes. Ils  auraient besoin d’une grosse bouffée d’air, celle que pourrait  leur apporter une meilleure perception d’un passé beaucoup moins sombre qu’ils ne croient.

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