DOUCE ANNETTE

Une parente et amie a quitté les siens pour un autre monde. Elle s’appelait Annette. Elle avait 96 ans. Le souvenir le plus grand et le plus beau qu’elle aura laissé , c’est celui de la douceur et de la patience. Elle a incarné merveilleusement l’image biblique de la brebis, si fortement présente dans l’Évangile de l’apôtre Jean. Il y avait là, chez elle, le reflet d’un tempérament particulier, mais aussi l’émanation et le témoignage d’une foi solide. Pour elle, religion et douceur allaient de pair.
Le contraste est grand avec des comportements en apparence religieux dont nous sommes aujourd’hui les témoins horrifiés et où la violence inspire et commande la conduite. Comportements mortifères qui se prétendent être l’incarnation d’un vouloir divin alors qu’ils ressemblent à des entreprises diaboliques. Car ce qui se proclame religieux ne relève pas nécessairement de l’ordre divin. Cela peut aussi provenir du diable.   

Dans la simplicité de sa foi douce Annette comprenait sûrement tout cela. Mais elle laissait à d’autres le soin de le dire et de l’expliquer. C’est dans un monde nouveau, où triomphera la douceur des brebis, qu’elle nous parlera de ces choses. En attendant, elle nous invite à la réjouissance, car elle est entrée dans la maison du Père.

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