UN SILENCE QUI INTRIGUE

La Conférence des évêques catholiques du Canada(CECC) et un regroupement de rabbins canadiens ont créé un comité spécial voué au dialogue entre catholiques et juifs. On veut échanger à la lumière de « la double expérience des horreurs de l’Holocauste et de l’existence créatrice de l’État d’Israël ».  
L’initiative est fort louable. Notons toutefois qu’elle ne représente pas une première dans l’histoire de l’oecuménisme. Dans les années 1950, à Québec, des catholiques , des protestants et des représentants de la communauté juive se rencontraient souvent au sein d’un organisme connu sous le nom des Amitiés judéo-chrétiennes. Ils cherchaient à mieux se connaître,à faire disparaître les préjugés entretenus de part et d’autre et débattaient à l’occasion de questions qui marquaient l’actualité. L’expérience s’est étendue sur plusieurs années.Elle s’inscrivait bien dans l’esprit de Vatican 11.  
Un problème , qui, à l’époque, avait compliqué les choses était celui de la question palestinienne. On n’osait pas trop en parler, sauf à demi-mot. Or il semble que le comité que l’on vient de mettre sur pied fait aussi l’impasse sur cette affaire, comme si « l’existence créatrice de l’État d’Israël » , qui englobe de nos jours l’occupation miitaire de la Cisjordanie, ne soulevait pas un questionnement que des adeptes de l’oecuménisme ne peuvent se permettre d’esquiver.

Mais attendons la suite. Il est à souhaiter que les membres du nouveau comité oseront aborder ce dossier litigieux avec franchise et qu’ils n’hésiteront pas à faire connaître publiquement leur opinion à ce sujet.

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