UN HÉRITAGE DE FRANÇOIS

 

Je veux parler ici de François d’Assise, ce saint que le pape François aime beaucoup et dont il a fait la louange dans sa belle encyclique Laudato si`.On attribue à ce saint l’invention de la crèche de Noël, dont on peut admirer la réplique grandeur nature au mont Greccio, non loin de Rieti, l’endroit où il construisit la première crèche, en 1223. Ainsi débuta une longue tradition qui a contribué à mettre en lumière la dimension humaine et humaniste de la foi chrétienne. Un humanisme axé sur la dignité et la valeur de chaque  personne et qui dépasse les clivages engendrés par les inégalités sociales et économiques. Ce que nous aide à mieux comprendre  La pastorale des santons de Provence,d’Yvan Audouard.

Des crèches de Noël , on en trouve dans les lieux publics, dans les vitrines de magasins,dans des résidences privées. Cela dure depuis huit siècles. Mais voici que dans certains pays, dont la France, une nouvelle mouture de la laïcité veut interdire les crèches de Noël dans les lieux publics. Faut dire que cette laïcité nouveau genre est à ce point tatillonne qu’elle s’en prend même aux sapins verts, leur attribuant une signification religieuse qu’il serait pourtant bien difficile de démontrer.

Croître en rompant avec ses racines n’est pas chose facile. Et non sans risques. De là-haut, François, étonné devant tant de bêtise, doit peut-être jeter sur nous un regard compatissant. S’il revenait parmi nous, il voudrait sans doute  ajouter d’autres animaux dans la crèche, par exemple quelques ânes , des ânes instruits et diplomés, décideurs politiques ou fonctionnaires, apôtres de la nouvelle laïcité. Peut-être que la lumière de Noël leur dessillerait  les yeux.

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