UN PREMIER  SYNODE

 

L’Évangile du quatrème dimanche de l’Avent décrit la rencontre de Marie et d’Élisabeth, dans un bled de Palestine. Les deux femmes avaient besoin de se parler des  grossesses mystérieuses et  imprévisibles qui venaient de changer le cours de la vie de chacune d’elles. Marie a  parlé de l’Ange Gabriel, Elisabeh a décrit la surprise de son vieux, qui en avait perdu la parole quand on lui annonça  la venue prochaine d’un rejeton.

Ainsi débuta l’aventure chrétienne. Une sorte de premier synode, où les hommes sont absents. Ce fut une affaire de femmes, ce qui a bien changé depuis. Des femmes remplies de foi, enceintes et heureuses. Pas larmoyantes, pas chialeuses, mais tournées vers l’avenir. Avec deux enfants qui s’annoncent, c’est ce qu’il fallait faire.Tout comme il faut  aujourd’hui se tourner vers l’avenir au lieu de mariner dans les failles du passé et la culture du ressentiment. Car le présent et l’avenir imposent leur agenda, comme essaie de nous le faire comprendre le pape François dans sa belle encyclique Laudato si.` Au fait, c’est aussi ce que nous enseigne la liturgie de l’Avent. Pas le temps de chialer et de niaiser,  car il y a beaucoup de choses à faire, des montagnes à abattre, des sentiers à redresser, un monde plus civilisé à construire. Les chantiers sont nombreux. Il faut cesser de bougonner et se retrousser les manches. Le temps presse.

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