PERSONNE N’EST JETABLE

La déclaration (1 mars 2016) de l’archevêque de Toronto, le Cardinal Thomas Collins, au sujet de l’euthanasie et du suicide assisté, mérite de retenir l’attention car elle éclaire le débat. J’en extrais le propos suivant :

« Notre valeur en tant que personne ne vient pas de ce que nous pouvons faire, mais de ce que nous sommes. Elle vient du plus profond de nous, de notre dignité intrinsèque d’êtres humains.  Lorsque nous limiterons la valeur de la vie de quelqu’un à sa capacité de fonctionnement, notre société aura dépassé la dangereuse limite après laquelle les personnes sont traitées comme des objets qui peuvent être jetés, étant jugés inutiles ».

Personne n’est jetable, a répété maintes fois le pape François. Le Cardinal Collins fait sien le propos percutant. Un manière de parler qui s’avère fort pertinente dans le débat actuel.

1 pensée sur “PERSONNE N’EST JETABLE”

  1. Personne n’est jetable, c’est vrai.
    Je suis opposé à la peine de mort. Je l’ai longtemps été aussi à l’avortement, pour les mêmes raisons, jusqu’à ce que je saisisse que je n’aurai jamais, moi, à prendre une telle décision, et qu’en conséquence je ne puis porter de jugement sur ce qu’une femme décide. Comme dirait François : « Qui suis-je pour juger ? ».
    Dans le cas qui nous occupe je n’ai lu de la déclaration du cardinal Collins que l’extrait que vous rapportez.
    Je suis en complet accord quand il dit : « Notre valeur en tant que personne ne vient pas de ce que nous pouvons faire, mais de ce que nous sommes. Elle vient du plus profond de nous, de notre dignité intrinsèque d’êtres humains. Lorsque nous limiterons la valeur de la vie de quelqu’un à sa capacité de fonctionnement, notre société aura dépassé la dangereuse limite après laquelle les personnes sont traitées comme des objets qui peuvent être jetés, étant jugés inutiles ».
    Et pourtant quelque chose me dérange dans cet extrait. On dirait qu’il parle comme s’il s’agissait d’imposer, d’infliger à quelqu’un la terminaison de sa vie, ce qui serait en fait un meurtre. Or il s’agit plutôt, en l’occurrence, de permettre à une personne qui souhaite ardemment mourir d’exprimer ce désir, et d’entendre la demande qu’elle fait à son entourage et au système de santé de l’aider à accomplir ce choix. C’est une situation de douleur absolue.
    À cause précisément de la valeur et de la dignité intrinsèque de la personne humaine, ne doit-on pas prêter l’oreille, et le cœur, à cette personne qui n’en peut plus, et qui n’est pas capable de mettre fin à ses souffrances par elle-même, et qui nous implore de l’y aider ?

Répondre à Michel Leclerc Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *