Ahurissant, et un peu débile

La Commission européenne a fait distribuer des agendas à plus de trois millions de lycéens. On y mentionne plusieurs fêtes religieuses relatives au judaïsme, à l’islam et à l’hindouisme. Aucune mention de fêtes religieuses chrétiennes. Pour Noël, on a dessiné un sapin venu de Finlande. C’est tout. (Voir LA CROIX, 13 janvier 2011).

De la christianophobie un peu débile, d’un genre différent des persécutions et du harcèlement qui sévissent dans plusieurs pays musulmans. On a affaire à une négation silencieuse des racines chrétiennes de l’Europe. Une omission ahurissante, a déclaré la Conférence des évêques européens, laquelle estime que la dite Commission devrait logiquement être ouverte le 25 décembre et travailler comme si c’était un jour ordinaire, puisque que Noël ne fait plus partie de son décor.

Laurent Wauquiez, ministre français chargé des affaires européennes, a poussé « un cri de colère » Il commente : « Cette initiative, sympathique au départ, est représentative d’une Europe que je n’aime pas et qui ne s’aime pas. Cette Europe-là nie ses racines chrétiennes et met un mouchoir pudique sur ce qu’elle est. L‘Europe des clochers ne s’assume pas. Or une identité refoulée est une identité qui se venge ». De quelle vengeance s’agit-il, je ne saurais dire.

Le ministre a parlé d’une « Europe qui ne s’aime pas ». Ce propos me fait penser à ces Québécois qui ne s’aiment pas en tant qu’héritiers de la tradition chrétienne. D’un côté et de l’autre on rejette des racines communes. Pourtant, Il existe sûrement une meilleure façon d’assumer un passé fait d’ombres et de lumière, mais où celle-ci l’emporte largement.

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