LE SOUFFLE DU MALIN

Il m’est déjà arrivé de parler de la place qu’occupe le démon dans les Évangiles. Au temps où ceux-ci furent rédigés le Malin semblait faire partie de la vie de tous les jours. Parfois on discernait clairement sa présence, parfois on confondait celle-ci avec diverses maladies et infirmités qui affectent la condition humaine. Les auteurs des récits évangéliques en ont parlé à la manière des gens de leur époque.

On en fait cas parfois de nos jours . On estime avoir retrouvé la signature diabolique dans l’horrible invention des camps de la mort au temps du nazisme. D’autres croient déceler sa marque dans les actes criminels que multiplient les djihadistes. Tuer pour tuer au nom de Dieu auteur de la vie est d’un cynisme diabolique. Particulièrement odieux se révèle l’assassinat d’un prêtre octogénaire, égorgé alors qu’il présidait une célébration eucharistique. Un meurtre qui dégage une odeur macabre et laisse soupçonner la présence du Malin. « Éloigne-toi , Satan », s’est écrié le prêtre , avant de tomber sous les coups de ses assassins.

À défaut de réussir à croire en Dieu, les agnostiques et les incroyants pourraient se préoccuper de l’existence du démon. Car le Malin semble se révéler particulièrement actif au cœur des perturbations qui marquent de nos jours le cheminement de l’humanité en marche. On peut toujours se faire accroire qu’il n’existe pas, mais il semble bien qu’on peut déceler des traces de sa présence. De quoi se poser quelques questions.

2 pensées sur “LE SOUFFLE DU MALIN”

  1. Votre texte est audacieux, parce qu’il ose aborder un thème très peu fréquenté, pour dire le moins.
    On croit volontiers aux « ondes positives » qu’on s’envoie allègrement les uns aux autres pour se soutenir mutuellement, comme on se méfie des « pensées négatives » qui causent le cancer.
    Mais quand vient le temps de nommer le Mal, l’horreur incarnée, la malice, le dévoiement de l’esprit qui se met à haïr et à vouloir détruire les autres, on hésite à mettre un nom dessus. Il est plus facile, moins dérangeant, de chercher des explications historiques, des justifications même, dans la sociologie géopolitique, à ce déferlement de cruauté, d’inhumanité, plutôt que de faire le constat qu’une force obscure mais consciente est à l’œuvre.
    Et surtout, d’admettre que notre âme est à la fois le champ de bataille et l’enjeu de ce combat.
    Soljenitsyne disait : « Peu à peu, j’ai découvert que la ligne de partage entre le bien et le mal ne sépare ni les États ni les classes ni les partis, mais qu’elle traverse le cœur de chaque homme et de toute l’humanité. » (L’Archipel du Goulag).
    Sur un mode plus léger, je dirais que celui qui ne croit pas au diable n’a jamais essayé de pratiquer une vertu… Les objections, les difficultés, et les obstacles infranchissables surgissent instantanément, constamment, « comme par miracle » !

  2. Le souffle du malin, il existe. De plus en plus de personnes sont blessées et profondément perturbées par le mal de par les expériences de vie, les traumatismes, le mal-être qui subsiste suite à un avortement, par exemple… On a parfois ces personnes déraper complètement, adopter des attitudes étranges, comme en un état second, et devenir un danger pour elles-mêmes et pour les autres également.

    On trouve des casseurs dans des événements dédiés à la promotion d’idéaux nobles surgir de quelques conspirations ténébreuses, et n’avoir pour instinct que celui de saccager et de détruire, sans égards des biens publics ou privés. Il semble que ces personnes soient habitées par le mal….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *