QUAND LE PROGRÈS BAIGNE DANS LE PÉTROLE

 

Selon le premier ministre Trudeau, on ne peut garder enfouies des ressources qui trouveraient leur place sur les marchés. Même si l’exploitation qu’on en fera aggravera de plus en plus les désordres climatiques. Et même si l’exploitation du pétrole enfoui dans les sables bitumineux compromet l’atteinte des objectifs que le Canada s’est fixés dans la lutte contre  les changements climatiques. Car on  ne peut à la fois s’adonner à ce genre d’exploitation et prétendre combattre efficacement les sautes d’humeur du climat.

Le jeune premier ministre aurait avantage à lire et à méditer la belle encyclique Laudato si du pape François. Cela l’aiderait à comprendre qu’il est urgent de mettre fin à l’exploitation risquée des ressources enfouies dans les sables bitumineux de l’Alberta. Car il est des cas où le progrès consiste à ne pas exploiter certaines ressources, comme cela s’est produit au Québec quand on a cessé l’extraction de l’amiante.

Exploitation risquée à une extrémité du pays, possibilité  à l’autre bout que soient pollués de  nombreux  plans d’eau traversés par un pipeline en provenance  de l’Ouest : ainsi la table est  mise pour une catastrophe de grande ampleur. Ce genre de progrès n’a rien de réjouissant.

 

1 pensée sur “QUAND LE PROGRÈS BAIGNE DANS LE PÉTROLE”

  1. « Car il est des cas où le progrès consiste à ne pas exploiter certaines ressources, comme cela s’est produit au Québec quand on a cessé l’extraction de l’amiante. »

    Vous avez tout dit.

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