BONNE ANNÉE QUAND MÊME

On se souhaite une bonne année pour 2017. C’est de bon augure. Mais  je constate que beaucoup semblent le faire  avec une certaine réticence, sans trop de conviction.  Ils pensent à l’horrible guerre qui ravage la Syrie, au terrorisme djihadiste qui crée partout l’insécurité, au phénomène Trump, à l’accroissement du commerce des armes,  au renforcement de l’armement nucléaire, au tsar Poutine, aux inégalités sociales qui constituent une bombe à retardement aussi bien à l’intérieur des  nations qu’entre pays riches et pays pauvres. On se souhaite mutuellement la paix, mais on la sent fragile,cette paix ardemment désirée.

À contre-courant des prophètes de malheur, la liturgie chrétienne continue de parler de paix. C’est dans  ce même esprit que Jean XXIII publia jadis sa célèbre encyclique sur la paix, alors que planait la menace nucléaire.  Il  proposait que tous les hommes et femmes de bon vouloir, aussi bien non-croyants que croyants, s’attellent à l’urgente tâche de créer les conditions favorables à l’instauration d’une paix solide : entre individus, entre groupes sociaux, entre nations, à l’échelle de l’univers. Un plan d’action teinté d’utopie,mais au demeurant réaliste et incontournable. Pour l’avenir de l’humanité il n’y avait alors pas d’autre choix. C’est pareil aujourd’hui.

La paix comme espoir, mais aussi comme tâche à accomplir. De cette façon, on a plus de chance que l’année soit bonne. Nonobstant les ombres qui se profilent à l’horizon.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *